Autrefois Jésuite, aujourd’hui enfant de Dieu – Bob Bush

Mon cheminement de catholique romain a commencé dans un petite bourgade rurale en Californie du nord aux Etats-Unis. C’était une toute petite localité où il n’y avait même pas de Messe tous les dimanches : un prêtre venait si possible une fois par mois pour dire la Messe dans une grande salle municipale.

J’ai un frère aîné et aussi un frère cadet. Mon père avait fait ses études à l’Université de Santa Clara, aussi mes parents ont-ils jugé bon de nous mettre en pension dans un collège catholique. J’ai passé quatre ans dans cet établissement dirigé par des Jésuites ; le niveau des études était excellent, mais nous n’y avons jamais connu autre chose que la théologie et les traditions catholiques romaines. On ne mettait pas du tout l’accent sur la Bible.

Mon désir de servir Dieu et les hommes

Vers la fin de mes études secondaires, je me suis demandé ce que je devais faire dans la vie. Il m’a semblé que devenir prêtre et Jésuite serait un bon moyen de servir Dieu et d’aider les hommes. Je ne connaissais rien d’autre. A l’âge de quitter le lycée, j’aspirais à une rencontre avec Dieu ; mon cœur avait faim de Lui, et je voulais Le connaître. Une fois même, en classe terminale, je me souviens d’être allé dans l’obscurité sur le terrain de football et de m’y être agenouillé, les bras tendus vers le ciel, en criant : “Dieu, o Dieu, où es-Tu ?”

Au Séminaire des Jésuites

Je suis entré dans la “Compagnie de Jésus” en 1953, après avoir reçu le diplôme de fin d’études secondaires. Quand on m’y a accueilli, on m’a dit que la toute première consigne était d’obéir à toutes les lois et à tous les règlements, parce que c’était le moyen de plaire à Dieu, et que c’était là Sa volonté pour moi. On nous a donné ce mot d’ordre : “Obéissez à la règle, et la règle vous protégera.”

Nous avons souvent lu les vies des saints. D’emblée on m’a appris à voir en eux des modèles à imiter. Ce que je ne voyais pas, c’était que leur “sainteté” tenait au fait qu’ils avaient servi l’Eglise catholique romaine. J’ai passé en tout treize années au séminaire ; les cycles d’étude succédaient aux cycles d’étude, les programmes aux programmes. Les dernières années ont été consacrées à la théologie, et le tout a été couronné par mon ordination sacerdotale en 1966.

J’avais faim de Dieu, mais la paix me fuyait

Mon cœur avait toujours faim de Dieu. Je n’avais pas encore rencontré le Seigneur, et je n’avais toujours pas la paix. A cette époque, j’étais fumeur, et je me sentais très tendu. Souvent, j’arpentais ma chambre en fumant cigarette sur cigarette pour calmer mon malaise intérieur. J’ai suivi des cours de troisième cycle à Rome, croyant accéder ainsi au sommet, mais mon cœur restait insatisfait. J’ai même eu un entretien avec un prêtre responsable des missions en Afrique, puisque je voulais partir là-bas comme missionnaire. J’avais cependant compris que si j’y allais, je saurais seulement transmettre à d’autres mon savoir au sujet des doctrines catholiques, et leur présenter ce que l’Eglise catholique pouvait offrir : puisque moi-même j’étais loin d’être comblé, je ne voyais vraiment pas comment cela pourrait combler les autres.

Mes études à Rome ont coïncidé avec le déroulement du Concile Vatican II, de 1962 à 1965. J’ai été ordonné prêtre un an après la fin du Concile. Rome commençait à mettre en circulation les documents de Vatican II, et j’ai cru que tout allait changer. C’était le temps des découvertes. Il me semblait que je finirais par toucher le roc de la vérité, la vérité absolue qui allait transformer le monde. Voilà ce qui me motivait alors. Hélas, je n’ai vu intervenir aucun changement, car les doctrines catholiques romaines du Concile de Trente étaient toujours solidement en place. Je ne suis donc pas parti pour l’Afrique, mais je suis rentré en Californie ; là, Dieu me réservait une surprise.

Responsable d’un groupe de prière

Dans un centre de retraite où je célébrais la Messe, une dame est venue me demander si je voulais bien être responsable d’un groupe de prière qui se réunissait chez elle. De toute ma vie, je n’avais jamais conduit de groupe de prière, et j’ignorais comment on faisait ; mais j’ai cru que mes longues années de formation étaient une qualification suffisante, et j’ai accepté. La réunion avait lieu tous les jeudis, de dix heures à midi. On y lisait la Bible, on chantait des louanges au Seigneur, et on priait pour les besoins des uns et des autres. De bon matin, le jour où je devais m’y rendre, je faisais les cent pas en me disant :”Mais qu’est-ce qui m’a donc pris d’accepter cette responsabilité-là ?” A midi, cependant, je n’avais plus envie de repartir. La puissance de la Parole de Dieu commençait à agir dans mon cœur et dans ma vie.

Surpris par la grâce de Dieu

La grande surprise que le Seigneur me réservait, la voici. Un soir en août 1970 nous avons été quelques membres du groupe de prière à nous rendre dans un centre de retraite. Après son enseignement, l’orateur a dit : “S’il y a ici des personnes qui ont faim de Dieu, et qui n’ont pas encore reçu Son attouchement mais désirent que le Seigneur mette Sa main sur leur vie, qu’elles s’avancent, et nous prierons pour elles.” C’est alors que j’ai demandé à Dieu de me transformer. Je me suis avancé : on m’a imposé les mains et on a prié pour moi. La grâce de Dieu m’a alors fait naître de nouveau, indépendamment de tout ce que je cherchais à faire, et de tout ce que ces gens faisaient pour moi. C’est Dieu qui a transformé ma vie. Jésus est devenu pour moi une Personne vivante, et la Bible est devenue vivante. “Il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit.” (Tite 3:5).

Le groupe de prière du lycée

Nous avons formé un groupe de prière dans un lycée ; il s’est développé au point qu’il nous a fallu nous réunir dans un gymnase. En peu de temps, chaque vendredi soir, il y a eu de huit cents à mille participants. Nous mettions l’accent sur la louange et l’adoration ; les participants étaient invités à glorifier Dieu. Dans ce gymnase, il n’avait pas la moindre statue, pas le moindre objet de piété. Notre seul manuel était la Bible.

J’avais beaucoup à apprendre. Il m’a fallu bien des années pour comprendre que le fait de rester dans l’Eglise catholique revenait à me compromettre. Tout au long de ces années-là, j’enseignais avec insistance que le salut ne se trouve que dans l’œuvre parfaitement achevée de Jésus-Christ sur la croix, et non dans le baptême des petits enfants ; qu’il existe une seule et unique source d’autorité, la Bible qui est la Parole de Dieu ; que le purgatoire n’existe pas, mais qu’à notre mort nous allons soit au ciel, soit en enfer.

C’était là un sujet de conflit. J’étais navré de voir des gens qui comptaient pour leur salut sur des croyances fausses et trompeuses. J’ai eu un moment l’impression que Dieu pourrait peut-être se servir de moi pour transformer l’Eglise catholique. Je participais même à des réunions de prière avec des personnes qui partageaient ce même sentiment. Nous avons demandé à Dieu de transformer l’Eglise catholique, pour que nous puissions rester catholiques. Mais je vois aujourd’hui qui si on reste dans le catholicisme, on est dans le compromis.

La conviction du Saint-Esprit

 

Après avoir été longuement travaillé par le Saint-Esprit, j’ai fini par comprendre que je ne m’étais pas donné à Lui à cent pour cent, et que j’attristais mon Seigneur par mon péché de compromis. J’ai aussi fini par comprendre que l’Eglise catholique ne peut pas être transformée. Si elle l’était, il n’y aurait plus ni Pape, ni chapelet, ni purgatoire, ni prêtres, ni Messe, pour ne citer que quelques points. J’avais subi un lavage de cerveau pendant dix-sept ans; mais à ce moment-là, c’est le SaintEsprit qui est intervenu pour nettoyer et purifier mon cerveau. Ce processus est décrit dans Romains 12, versets 1 et 2 : “Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.”

 

Un temps de recherche en Inde

A cette époque-là, j’ai fait la connaissance d’un autre prêtre qui par la suite allait quitter, lui aussi, l’Eglise de Rome. Il enseignait pratiquement de la même manière que moi, et passait la moitié de l’année en Inde, et l’autre moitié aux Etats-Unis. Victor Affonso était aussi un Jésuite. Je lui ai dit que pour moi ce serait extraordinaire de partir en Inde comme missionnaire.

Je suis parti là-bas en 1986, et j’ai passé six mois à travailler à la mission. Nous avons pu passer un mois avec un groupe qui examinait les dogmes catholiques à la lumière de l’Ecriture. Nous étions déterminés à suivre la Bible et à rejeter toute doctrine qui la contredisait.

Nous avons vu que Jésus disait : “Venez à moi”, et que l’Evangile nous dit de prier notre Père au Nom de Jésus, mais jamais de nous adresser à un saint ni à Marie. Les disciples n’ont jamais invoqué Etienne, mis à mort très tôt selon le Livre des Actes ; on ne les voit jamais, non plus, invoquer Jacques, tué lui aussi très tôt. Pourquoi auraient-ils fait une chose pareille, puisque le Christ ressuscité Lui-même était avec eux ? N’avait-Il pas dit : “Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux” ? (Matthieu 18:20) Ils invoquaient Jésus, et ils invoquaient le Père ; conduits par le Saint-Esprit, ils obéissaient aux commandements de Dieu.

Nous avons également découvert à ce moment-là que le Catéchisme catholique avait modifié les Dix Commandements de la Bible. Ce Catéchisme reprend bien le premier commandement conformément aux Ecritures. Mais selon ce même Catéchisme, le second commandement est : “Tu ne prendras pas le Nom du Seigneur ton Dieu en vain.” Là, il ne suit plus la Bible, dans laquelle l’interdiction de prendre le Nom du Seigneur en vain constitue le troisième commandement. Le deuxième commandement de la Bible a été supprimé dans ce Catéchisme. (Voir l’article 195 du New Baltimore Catechism : “Voici les dix commandements de Dieu : (1) Je suis le Seigneur ton

Dieu, tu n’auras pas de dieux étrangers devant moi; (2) Tu ne prendras pas le nom du Seigneur ton Dieu en vain,” etc. )

Or dans la Bible, le deuxième commandement proclame : “Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l’Eternel ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.” (Exode 20: 4-6). Dieu nous interdit de nous incliner devant ces statues et de les servir, et pourtant certaines photographies montrent le pape qui s’incline pour baiser des statues.

Avec consternation, nous avons découvert que le Catéchisme éliminait le deuxième commandement. Comment, demanderez-vous peut-être, peut-il donc en contenir encore dix ? Il y arrive en dédoublant le dernier, qui devient à la fois le neuvième (“Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain”) et le dixième (interdisant de convoiter les biens de son prochain.) Voilà ce qui s’appelle tordre les Ecritures. Je découvrais aussi des dogmes et des doctrines qui contredisaient carrément la Bible.

Marie, et la Messe

Nous avons étudié la doctrine de l’Immaculée Conception, selon laquelle Marie a été conçue sans péché : “Dès le premier instant de sa conception, elle a été exempte de tout péché.” Cette doctrine contredit Romains 3:23, qui affirme : “Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu.” Nous avons donc découvert là une tradition qui se transmet de génération en génération, et qui est solennellement qualifiée d’infaillible, mais qui contredit la Bible.

Ensuite nous avons abordé un point de contradiction majeur : le sacrifice de la Messe. Le catholicisme romain affirme officiellement que la Messe est la continuation du sacrifice du Calvaire. Le Concile de Trente en donne la définition suivante : “Puisque dans ce divin sacrifice qui s’accomplit au cours de la Messe, c’est ce même Christ, qui s’est offert Lui-même une fois de manière sanglante sur l’autel de la Croix (Hébreux 9:27) le Saint Synode enseigne que ce sacrifice est vraiment propitiatoire… C’est une seule et même victime ; c’est le même qui offre maintenant par le ministère des prêtres, qui s’est offert Lui-même alors sur la croix. Seule la manière d’offrir diffère.”

Certains diront peut-être que le Concile de Trente n’est plus en vigueur et que les temps ont changé. Cependant le Cardinal Ratzinger, qui dirige la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, affirme dans un ouvrage intitulé Le Rapport Ratzinger : “Il est impossible d’être pour les Conciles de Trente et de Vatican I, tout en étant contre Vatican II. Quiconque renie Vatican II renie du même coup l’autorité qui soutient les deux autres Conciles et il les sépare de leur fondement.” Les Catéchismes affirment également que le sacrifice de la Messe est le même sacrifice que celui de la croix. Le New Baltimore Catechism l’exprime ainsi : “La Messe est le même sacrifice que celui de la croix, car dans la Messe la victime est la même, et le grand prêtre est le même, c’est à dire Jésus-Christ.” Pourtant, nous lisons dans Hébreux 10:18 : “Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.” Sur ce point, l’Ecriture est parfaitement limpide. A huit reprises en quatre chapitres, en commençant au septième chapitre de l’Epître aux Hébreux, le texte emploie l’expression “une fois pour toutes”. Il y a eu une seule et unique offrande pour le péché, une fois pour toutes.

Un sacrifice parfait, achevé

Tous ceux qui ont assisté à une Messe dans l’Eglise catholique romaine se souviendront de ces paroles du prêtre : “Priez, mes frères, afin que notre sacrifice soit agréable à Dieu, le Père Toutpuissant.” Le peuple répond dans le même sens, en demandant à Dieu d’accepter le sacrifice. C’est là une prière bien inquiétante qui contredit la Parole de Dieu, car le sacrifice a déjà été accepté. Sur la croix, Jésus s’est écrié : “Tout est accompli.” (Jean 19:30) Nous savons que le sacrifice est achevé parce que Jésus a été agréé par le Père, Il est ressuscité des morts, et rien ne manque à Son sacrifice. Il a payé la dette de notre péché. Lorsque par la grâce de Dieu nous acceptons Sa mort en tant que sacrifice parfait pour nos péchés, nous sommes sauvés et nous avons la vie éternelle.

Un mémorial consiste à rappeler ce que quelqu’un a fait pour nous. Jésus a dit : “Faites ceci en mémoire de moi.” Par conséquent, le lecteur de ce livre et le prêtre qui célèbre la Messe doivent réfléchir sérieusement à l’erreur que contient cette prière :”Priez, mes frères, afin que notre sacrifice soit agréable…” Non, le sacrifice est déjà agréé. Nous devons célébrer le Repas du Seigneur comme un mémorial de ce que Jésus a accompli. Nous ne pouvons ni compléter, ni reconstituer ce sacrifice que Jésus a offert sur la croix.

La Messe peut-elle servir à expier les péchés ?

 

D’après l’Eglise catholique, la Messe est un sacrifice propitiatoire qui est efficace pour ôter les péchés des vivants et des morts. Certains pensent à l’heure actuelle que l’Eglise catholique ne croit plus au Purgatoire, mais en fait toutes les Messes sont censées bénéficier à un mort. Elles sont censées écourter son séjour au Purgatoire. Voilà pourquoi on dit des Messes pour les morts. En réalité, la mort est immédiatement suivie du jugement : “Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement.” (Hébreux 9:27). Si on est sauvé, on va immédiatement au ciel ; si on meurt dans ses péchés, on va en enfer, et il n’y a pas de passage possible de l’enfer au ciel. L’Eglise catholique enseigne que puisque la Messe est un sacrifice propitiatoire, elle permet de diminuer le temps passé au Purgatoire. En vérité, c’est Jésus qui sur la croix a souffert tout ce qu’il y avait à souffrir, et qui a expié tout ce qui était à expier. Voilà la vérité que nous devons accepter. Il nous faut naître de nouveau et recevoir la vie éternelle au cours de notre existence terrestre. Rien dans la Bible ne permet de croire qu’au-delà de la mort nous pourrons connaître un changement quelconque.

Etre en règle avec Dieu

Nous avons ensuite commencé à étudier l’enseignement de l’Eglise catholique sur le salut. D’après la doctrine catholique, nous pouvons être sauvés si on nous baptise dès notre plus jeune âge. Selon le Droit canonique actuel, “le baptême, porte des sacrements, nécessaire au salut qu’il soit reçu en fait ou du moins désiré, [est le moyen] par lequel les êtres humains sont délivrés de leurs péchés, régénérés en enfants de Dieu, et configurés au Christ par un caractère indélébile.” (Canon 849) Cela veut dire que quand on baptise un bébé, il est sauvé et il reçoit la vie éternelle en vertu de son baptême. Mais cela n’est pas vrai. Jésus n’a jamais rien dit dans ce sens, et on n’en trouve pas la moindre trace dans la Bible. Ce qu’elle dit constamment, au contraire, c’est que nous sommes sauvés quand nous acceptons le fait que le Christ Jésus a entièrement payé le prix de notre péché, si bien que Sa justice devant Dieu devient nôtre. “Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.” (2 Corinthiens 5:21).

Nos propres œuvres, ou bien l’œuvre de Christ?

L’Eglise catholique enseigne aussi que pour être sauvé, on doit respecter ses lois, ses règles et ses prescriptions. Si jamais on viole ces lois (par exemple, les lois sur le contrôle des naissances, sur le jeûne, ou sur la présence à la Messe chaque dimanche) on a péché. Selon le Droit canonique catholique actuel, si on commet un péché grave, on doit en demander pardon en se confessant à un prêtre. “La confession individuelle et intégrale avec l’absolution constitue l’unique mode ordinaire par lequel un fidèle conscient d’un péché grave est réconcilié avec l’Eglise.” (Canon 960) Tel est, d’après l’Eglise catholique, le moyen ordinaire de recevoir le pardon des péchés ; mais la Bible dit que si notre cœur est repentant et si nous mettons notre confiance dans l’œuvre parfaite de Christ, nous sommes sauvés. Nous sommes sauvés par grâce, et non par nos propres actions. L’Eglise catholique ajoute les œuvres, en affirmant qu’il nous faut accomplir ces actes particuliers afin d’être sauvés, mais la Bible dit dans Ephésiens 2:8-9 que notre salut est l’effet de la grâce et non celui de nos œuvres. Le Bible proclame avec une absolue clarté que nous sommes sauvés par grâce. C’est un don que Dieu accorde gratuitement, non à cause d’une action quelconque accomplie par nousmêmes. “Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.” (Ephésiens 2: 8-9) “Or, si c’est par grâce, ce n’est plus par les œuvres ; autrement la grâce n’est plus une grâce. Et si c’est par les œuvres, ce n’est plus une grâce, autrement l’œuvre n’est plus une œuvre.” (Romains 11:6).

Je quitte l’Inde ainsi que l’Eglise catholique

Au cours de ce séjour en Inde, nous avons examiné les doctrines que je viens de mentionner, et beaucoup d’autres encore. En quittant ce pays, je savais bien que je ne pourrais plus être un représentant de l’Eglise catholique. Je commençais à voir que les dogmes catholiques qui contredisent l’Ecriture sont si profondément enracinés qu’il est impossible de les changer.

L’Eglise catholique romaine ne cessera jamais d’affirmer que la Messe est la continuation du sacrifice de Jésus. Elle ne va pas renoncer au dogme qui veut qu’un bébé soit régénéré et reçoive la vie éternelle quand on le baptise. Elle ne renoncera pas aux diverses exigences qu’elle impose à son peuple.

J’ai un amour sincère pour les Catholiques, et je désire les aider. Je souhaite les aider à entrer dans la liberté du salut, dans la vie et dans la bénédiction accordées à ceux qui suivent les Ecritures. Je n’ai rien contre un Catholique quel qu’il soit, ni contre un prêtre quel qu’il soit : le problème réside dans les dogmes et dans les doctrines qui les retiennent captifs. Dieu Lui-même veut les en libérer : Jésus a dit : “Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes.” (Marc 7:8). Voilà le problème : ces traditions détruisent la Parole de Dieu elle-même parce qu’elles s’opposent aux vérités qu’elle renferme.

En quittant l’Inde pour rentrer chez moi, je savais que j’avais à faire face au plus grand changement de toute mon existence. Ce fut un temps de grande détresse pour moi, car de toute mon âme j’avais fait confiance à l’Eglise catholique, et j’avais passé une grande partie de ma vie à la servir. En rentrant, je savais que j’allais devoir quitter l’Eglise de Rome.

Je l’ai quittée officiellement en 1987, en écrivant une lettre de démission qui a été suivie d’un échange de correspondance entre mes anciens supérieurs et moi. Pour finir, j’ai écrit à Rome. J’ai tenu à le faire pour porter témoignage devant tous, et pour exprimer les raisons de mon départ. Je voulais suivre la Bible.

Mes parents et ma femme

Cette époque-là fut un temps de grande souffrance. Je suis revenu chez mes parents ; tous deux avaient dépassé les quatre-vingts ans. Un soir nous avons eu ensemble une conversation très sérieuse. Je leur ai dit quelles étaient mes intentions : j’avais été sauvé par la grâce de Dieu, et j’allais quitter l’Eglise catholique pour des raisons doctrinales. Il y a eu un long silence, puis mon père a dit : “Tu sais, Bob, ta mère et moi avons eu exactement la même pensée.” Ils sont allés une dernière fois à la Messe. De retour à la maison, ils ont dit : “Est-ce que tu le sais ? Devant l’assemblée, dans l’église, il y a un autel. Un autel, c’est un lieu de sacrifice.” Mon père a ajouté : “Maintenant, pour moi, il est évident qu’il ne peut plus y avoir de sacrifice.” Mon père et ma mère se sont mis l’un et l’autre à lire la Bible et à s’y conformer. En 1989, ma mère est morte en lisant la Bible, remplie de paix, assurée d’avoir la vie éternelle et d’aller auprès du Seigneur pour être avec Lui à jamais. Mon père est mort en 1993, pendant qu’il priait pour ceux qu’il laissait derrière lui. Il avait écrit son propre témoignage de la grâce de Dieu, et même dans son grand âge, il avait partagé ce témoignage avec d’autres dans la maison de retraite où il vivait. Le 6 juin 1992, Dieu m’a fait le plus grand cadeau qu’Il puisse faire à quiconque, après le don du salut : Il m’a donné une épouse merveilleuse, Joan.

Aujourd’hui

 

A présent je suis ministre de l’Evangile, j’ai été ordonné et je suis en communion avec ceux qui professent la foi biblique. Je continue de prêcher l’Evangile de la grâce de Dieu, grâce qui est accordée uniquement au travers de la mort du Seigneur Jésus-Christ.

Bob Bush

Après avoir quitté la prêtrise et l’Eglise catholique, il a tout de suite commencé à œuvrer comme évangéliste aux EtatsUnis, en Amérique centrale, et en Amérique du Sud. En 1992, il a été atteint d’une paralysie grave à la suite d’une opération de la colonne vertébrale. La manière dont il supporte joyeusement ce lourd handicap est à elle seule un témoignage de la grâce de Dieu. Il continue d’annoncer la Bonne Nouvelle dans son ministère de pasteur, d’évangéliste, et d’animateur d’une émission radiophonique chrétienne.

On peut prendre contact avec lui à l’adresse suivante :

10935 Eaton Road

Oakdale CA 95361 USA

Tél. (209) 847-7123