Qui est votre Père saint ?

Richard Bennett

Chers amis,

Même si on le réitère mille fois, un mensonge ne devient pas vérité à force de répétitions ; pourtant, la réitération ingénieuse de mensonges jadis bien connus comme tels fait aujourd’hui partie des habitudes du Vatican. À la face du monde entier, le Pape fait passer des mensonges historiques pour des vérités. L’article ci-dessous réfute la prétention des papes à une sainteté religieuse qui établirait leur suprématie sur l’ensemble du monde chrétien. Cet article identifie précisément ces mensonges répétés ainsi que leurs incidences sur la situation politique du monde actuel. Nous vous présentons cet article dans le sincère espoir que vous tiendrez compte de la lumière de l’Écriture sainte et que vous rejetterez les revendications mensongères de la papauté, prenant personnellement position pour l’Évangile de Jésus-Christ notre Seigneur.

Paré du titre de « Saint Père »,[1] le Pape François se prépare à visiter les Etats-Unis en septembre 2015. Nous posons donc la question, « Qui donc est votre Père saint ? » La relation du chrétien à son Père céleste est cruciale. Jésus-Christ a prié ainsi : « Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un, comme toi et moi sommes un. »[2] Seuls ceux qui ont été placés en Jésus-Christ par la pure grâce de Dieu ont le droit et le privilège d’appeler le Dieu saint « Père ». Toutefois, le Vatican enseigne un autre évangile et son site Internet fait croire à l’existence d’une chaîne ininterrompue de 266 « saints pères » ou papes, allant de l’apôtre Pierre au Pape François.

Le Pape et le Vatican occupent le centre de la vie religieuse visible. Rome jouit d’une apparente prééminence mondiale, et son autorité domine sur la pensée religieuse et politique de centaines de millions de fidèles. Cependant, le véritable Royaume de Dieu dans le corps spirituel de Christ ne cesse de croître victorieusement par le Saint-Esprit sous la direction du Seigneur Jésus-Christ. Le monde ne peut pas voir l’Église véritable, qui ne se manifeste pas en tant que puissance institutionnelle. Cette Église véritable est pourtant la réalité suprême dans l’histoire humaine, et elle sera pleinement révélée lors du retour de notre Seigneur. De ces deux entités, selon la volonté révélée de Dieu, c’est le Vatican qui s’est souvent conduit en puissance dominante, car le Pape joue un rôle capital sur la scène de l’histoire mondiale, en attendant le retour du Seigneur Jésus-Christ.

Il est essentiel de comprendre le contexte actuel, dans lequel Rome revendique une priorité historico-politique et affirme la prééminence de son Église sur la scène mondiale. La renaissance dynamique de l’Islam orthodoxe d’une façon générale, et de l’État Islamique en particulier oblige l’occident à voir dans le fait religieux une force dont il faut tenir compte sur l’échiquier politique. Alors que les musulmans connaissent bien l’histoire de leur religion remontant à Mahomet, il n’est pas étonnant qu’en 2015 la papauté revendique à nouveau publiquement une histoire religieuse qui se veut plus ancienne et plus puissante que celle de l’Islam.

De plus, l’équilibre des puissances politiques subit des changements à l’échelle planétaire. À la faveur de tels changements, avec une vigilance particulière, la papauté s’attache à réaffirmer son apparente stabilité au milieu de tous ces désordres et de ces bouleversements. En 2015, elle affiche sur son site Internet officiel une lignée ininterrompue de papes allant de l’apôtre Pierre au Pape François, sous-entendant qu’elle a été instituée par Dieu. Mais sur ce point, il faut rétablir la vérité.

Commencement de la liste officielle des papes

Selon le site Internet du Vatican, les quatre premiers papes auraient été[3] :

 

NOM DU PAPE

DÉBUT  DU PONTIFICAT

FIN DU PONTIFICAT

NOM SÉCULIER

LIEU DE NAISSANCE

1

Pierre

 64

67

Bethsaïda en Galilée

1

2

Lin

68

79

Tuscia

1

3

Anaclet ou Clet

80

92

Rome

1

4

Clément

92

99

Rome

1

Les quatre premiers papes supposés sont Pierre, Lin, Clet, et Clément. Ce quatuor constitue une tradition fondatrice du système catholique romain. Une incertitude quant à l’un d’eux sape cette tradition tout entière. Or on a plus que des incertitudes : des doutes sérieux existent quant à Lin, Clet, et Clément, comme l’a démontré Richard P. McBrien, un érudit réputé de l’Université Notre-Dame. Dans son ouvrage intitulé Lives of the Popes : the Pontiffs from St. Peter to John Paul II, [La vie des papes : les Pontifes de St Pierre à Jean-Paul II] McBrien écrit :

Quoique la tradition catholique remontant à la fin du deuxième et au début du troisième siècle considère saint Pierre comme le premier évêque de Rome, et donc comme le premier pape, il n’est nullement prouvé que Pierre ait pris part à la fondation de la communauté chrétienne à Rome (en fait les éléments dont nous disposons semblent plutôt prouver le contraire) ou qu’il ait été le premier évêque de cette ville. C’est seulement sous le pontificat de saint Pie 1er au milieu du deuxième siècle (de 142 environ à 155 environ) que l’Église romaine a adopté le système mono épiscopal, avec un évêque unique à la tête du diocèse. Ceux qui selon la tradition catholique furent les successeurs immédiats de Pierre (Lin, Anaclet, Clément et d’autres) ne furent pas évêques uniques à Rome. (La liste des successeurs fut transmise par saint Irénée de Lyon (décédé vers 200) et l’historien saint Hégésippe (décédé vers 180) et fut confirmée par Eusèbe de Césarée (décédé en 339) qu’on appelle parfois « Le père de l’histoire de l’Église ».)

La communauté chrétienne de Rome semble avoir été dirigée par un collège de pasteurs, et non par un évêque unique. Ceux qu’on appelle les premiers papes peuvent fort bien n’avoir été que les présidents du conseil des anciens, appelés aussi presbytres ou évêques. Ou alors ils étaient peut-être les pasteurs les plus éminents de la communauté. Quoi qu’il en soit, les papes des quatre premiers siècles avaient une sphère d’autorité limitée à Rome et à ses environs immédiats, jusqu’à l’instauration d’une papauté de type nouveau, celle de Léon 1er au milieu du cinquième siècle.[4]

Cette déclaration de Richard P. McBrien sape complètement les prémisses fondamentales du Vatican. En fait, la lettre de l’apôtre Pierre aux Romains montre bien que les pasteurs (c’est-à-dire les évêques de Rome) étaient fidèlement attachés à l’Évangile du salut. Même soumis à d’atroces persécutions de la part des empereurs romains, ces humbles pasteurs et leurs assemblées restèrent fidèles.

Au cours des trois premiers siècles, la foi chrétienne se répandit rapidement un peu partout. Malgré les persécutions, les pasteurs ou évêques de Rome continuèrent à prêcher l’Évangile de la grâce. Ces persécutions cessèrent en 312, quand l’Empereur Constantin promulgua l’Édit de Milan.

L’Évêque de Rome devint d’abord le successeur de César

En l’an 330 après Jésus-Christ, l’Empereur Constantin (César) transporta le siège de l’Empire romain de Rome à Constantinople. Il décréta alors que le christianisme serait la religion officielle de son empire, espérant ainsi réunifier et fortifier cet empire menacé de désintégration. Ainsi, peu après le début du quatrième siècle, les évêques romains se proclamèrent successeurs de César, c’est-à-dire héritiers légitimes des Césars. La ville qui avait été le siège du pouvoir de la Rome impériale était désormais celle où l’évêque de Rome exerçait son autorité. Peu à peu, d’autres évêques et les monarques des nations consentirent à voir en l’évêque de Rome le successeur de César. Il portait le titre de « Pontifex Maximus » [Souverain Pontife] jadis porté par les Césars.[5]

À gauche se trouve la reproduction d’une pièce de   monnaie d’Auguste César, datant de l’an 27 après Jésus-Christ. À droite on voit une pièce de Léon XIII. Ces pièces portent l’une et l’autre l’abréviation PONT MAX, c’est-à-dire Pontifex Maximus. Ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup de l’appropriation par les papes de titres appartenant aux Césars.[6]

Bien plus tard, au début du cinquième siècle, l’évêque de Rome s’attribua le titre de « Successeur de Pierre ». Ainsi Innocent 1er (401-417) considérait qu’en tant que successeur de Pierre, l’évêque de Rome était habilité à exercer le pouvoir et les prérogatives de l’apôtre Pierre. Quatre siècles se sont donc écoulés avant que le pape ne revendique le titre de successeur de Pierre. Plus tard encore, au cours du cinquième siècle, l’évêque Léon 1er formula de façon plus précise cette prétention à être le « successeur de Pierre ». Il reste que le Nouveau Testament ne donne pas la moindre indication d’une présence de l’apôtre Pierre à Rome, alors qu’il nous renseigne sur ses visites en Samarie, à Lydda, à Joppé, à Césarée et à Antioche. Il n’y a pas trace d’une visite à Rome, ce qui serait pourtant essentiel pour confirmer la doctrine catholique romaine[7]. Le présupposé qui fait de Pierre le premier évêque de Rome et lui attribue des successeurs est une simple tradition, qui s’est répandue plusieurs siècles plus tard.

Origines historiques de la suprématie de l’évêque de Rome

Plus que tout autre, c’est l’Empereur Justinien 1er qui a instauré la suprématie de l’évêque de Rome au sixième siècle. Pour cela, il a procédé de manière officielle et juridique, en soumettant les questions religieuses au contrôle des lois civiles. LeRoy Edwin Froom résume ainsi le processus :

« Justinien 1er (527-565) [fut le] plus grand de tous les chefs de l’empire romain en orient. [Son] grand exploit fut la réglementation des questions ecclésiastiques et théologiques, couronnée par sa Lettre Décrétale qui fait de l’évêque de Rome ‘la tête de toutes les saintes églises’, et pose les bases juridiques de la suprématie ecclésiastique des papes. »[8]

Le décret de Justinien ne créa pas de statut pour l’évêque de Rome, mais il posa les bases juridiques permettant aux évêques de Rome de s’emparer du pouvoir civil. À la suite de ce décret, les évêques de Rome se mirent à régner comme des rois. Vitalien, évêque de Rome de 657 à 672, fut le premier à porter le titre de « pape » : en latin « Papa Vitalianus », c’est-à-dire le Pape Vitalien[9]. Le pape de Rome mit un certain temps à faire accepter son titre par les autres évêques d’Europe. Encore en 800, par exemple, l’évêque Claude de Turin refusait de reconnaître une autorité particulière à l’évêque de Rome. En plus des efforts de Justinien pour faire officiellement accepter l’autorité civile de « l’évêque de Rome », le Vatican et sa hiérarchie fabriquèrent et exploitèrent, par la suite, des faux documents tels que la prétendue « Donation de Constantin ». On fit passer cette « donation » pour un document légal par lequel l’Empereur Constantin aurait fait don à l’évêque Sylvestre de Rome (314-335) d’une grande partie de ses biens, tout en lui conférant des pouvoirs spirituels considérables.[10] Le but de cette tromperie était « d’authentifier », au besoin par un faux document, le pouvoir ecclésiastique des papes au cours du Haut Moyen-Âge et du Moyen-Âge.

Montée en puissance et décadence des papes au moyen du pouvoir civil

Du quatrième au huitième siècle inclus, la montée en puissance des papes s’effectua largement par le moyen d’accords « donnant-donnant » avec les rois de territoires qui avaient  jadis constitué l’Empire Romain des Césars. Au huitième siècle, quand le pape fut menacé par les Sarrasins et par les Lombards, les rois de France vinrent à son secours et offrirent au pape le pouvoir sur les villes conquises. En l’an 800, Le Pape Léon III présenta à Charlemagne une récompense superbe : la couronne impériale. Ainsi fut fondé le Saint Empire romain, avec tout son cortège de luttes et de désordres : où s’arrêtait légalement la juridiction papale, et où commençait celle de l’empereur ? Cette question fut la source d’âpres conflits tout au long de l’histoire. [11] À partir de 1203, le Pape Innocent III se mit à exiger, au moyen de ses tribunaux de l’Inquisition, la soumission de tous aux doctrines et aux traditions de l’Église romaine, en imposant celles-ci par le pouvoir civil.

La liste vaticane des 266 « Saints Pères » comprend beaucoup de papes iniques et impies

Honorius régna de 625 à 638. Le Sixième Concile Œcuménique le condamna pour hérésie. Le Pape Léon II et plusieurs de ses successeurs le condamnèrent également comme hérétique[12]. En 903, le Pape Léon V ne régna que pendant un mois, car Christophe, cardinal-prêtre de St  Damase le fit emprisonner et se déclara pape à sa place. Puis Christophe fut renversé et incarcéré par Serge. Léon V fut assassiné pendant son incarcération, et Christophe le fut aussi pendant la sienne, sur l’ordre de Serge[13]. Serge régna sous le titre de Pape Serge III, de 904 à 911. Serge III, un meurtrier, un homme dépourvu de morale, est cent vingtième sur la liste vaticane des « Saints Pères ». Le Pape Jean XII  régna de 955 à 963. « Élu à l’âge de 18 ans, il mena une vie des plus immorales et mourut d’une attaque cérébrale, alors qu’il était, à ce qu’on dit, dans le lit d’une femme mariée. »[14] Ce pape tristement célèbre, Jean XII, est le cent trente-et-unième de la liste vaticane des « Saints Pères ». La puissante famille des Crescentii contribua maintes fois à introniser et à faire tomber des papes romains, entre le milieu du dixième siècle jusqu’à la fin du onzième. Ainsi, le comte Théophylacte de Tusculum, de la famille des politiciens tusculane, se mit aussi à faire et à défaire des papes à Rome. En réalité, pendant deux siècles, le statut de la papauté fut en proie à la confusion, tandis que les Crescentii et les Tusculans se la disputaient comme s’il s’était agi d’un bien de famille.

L’année 1073 marqua un tournant après ces siècles d’immoralité grossière. La discipline rigoureuse devint désormais la norme de la papauté. Mais une fois la convoitise de la chair domptée, les convoitises de la pensée poussèrent les papes à désirer la domination tous azimuts, tant dans la sphère civile que dans la sphère ecclésiastique. Le pape Grégoire VII, également appelé Hildebrand, manifesta plus d’ambition que tous ses prédécesseurs. Convaincu que le règne du pape était en réalité le règne de Dieu sur la terre, il était déterminé à soumettre concrètement toute autorité, tout pouvoir spirituel ou temporel au « Siège de Pierre ». Son but était d’être le chef et le juge de tous les détenteurs du pouvoir dans l’Église ou dans les états. Tenant cette suprématie pour un droit divin, il exigeait de dominer sur les empereurs et les rois. Il ne put imposer cette domination en un jour, bien sûr. Cependant, c’est à cause de son habileté à mettre en œuvre ses convictions à cet égard, et de son ambition dévorante, associée à la richesse fabuleuse de l’Église catholique romaine d’alors, que son projet put se réaliser.

Ces actions habiles se mirent à porter du fruit même sous le pontificat de Grégoire VII (1073-1085). Ses successeurs développèrent les structures mises en place par Hildebrand. Ils poursuivirent ses projets, et par des tromperies, des croisades, et des interdits, ils s’efforcèrent placer le monde sous le contrôle politique du pape. Au cours des deux siècles qui suivirent le règne de Grégoire VII, la puissance et la gloire de la papauté s’accrurent, toujours au prix de la destruction de milliers de vies, de la déposition de rois et de princes nombreux, de la ruine de nombreuses villes, de la dévastation de nombreuses fermes et de foyers, tout cela au nom de la religion de Rome.

Le pape Innocent III (1198-1216) acheva la mise en œuvre du triomphe spirituel et temporel de la papauté. Innocent III proclama une croisade guerrière contre les Albigeois, promettant à tous ceux qui s’y engageraient le plein pardon de tous leurs péchés sans passage par le « purgatoire ». Ce fut une guerre d’une cruauté inimaginable. Des villes et des villages entiers furent passés au fil de l’épée ; des milliers de personnes furent brûlées vives, et d’autres subirent d’atroces tortures. Nous avons de nombreux témoignages sur toutes ces horreurs, sur ces cruautés, sur ces mises à mort. Le Pape Boniface VIII était têtu, ambitieux, intelligent, plein de vanité et dépourvu de scrupules. Il était profondément convaincu que le pape était littéralement le Vicaire de Christ – c’est-à-dire le remplaçant de Christ – sur la terre, et qu’il détenait des pouvoirs extraordinaires. Il est surtout connu pour avoir déclaré dans sa bulle papale Unam Sanctam : « Nous déclarons, disons, déterminons et proclamons à toute créature humaine qu’il est nécessaire pour son salut d’être entièrement soumise au Pontife romain. »[15] Soixante-quinze papes, les uns après les autres, d’Innocent III à Pie VII approuvèrent la torture, le meurtre, le bûcher, et la confiscation des biens tout au long des siècles où sévit l’Inquisition.[16] Un grand nombre de leurs victimes étaient d’authentiques chrétiens bibliques.

Une des tortures préconisées par les papes était le chevalet. La victime était étendue horizontalement, les mains et les chevilles attachées à des rouleaux aux deux extrémités de l’appareil. Les inquisiteurs du pape interrogeaient la victime tout en faisant tourner les rouleaux, ce qui causait des douleurs atroces. Ils allaient jusqu’à provoquer des luxations des articulations, entraînant un état de choc et des blessures parfois mortelles. Si le croyant persistait dans son refus de se soumettre à l’Église catholique romaine, il était souvent brûlé vif sur un bûcher.

La dépravation actuelle des papes n’est plus grossière, mais elle est subtilement sinistre

Quoique la papauté ne dispose plus de la force militaire pour imposer sa volonté, elle n’a nullement renoncé à régner en souveraine sur les esprits et les corps des hommes, comme le démontre le droit catholique. Donc, pour pouvoir exercer des contraintes un tant soit peu efficaces, il lui faut d’abord promulguer des lois ayant valeur absolue dans le système catholique romain. Deuxièmement, elle doit assujettir les autorités civiles pour les mettre à nouveau au service des objectifs du catholicisme. Comme l’Église papale est aussi une puissance civile, elle a su promouvoir ses intérêts au moyen d’accords diplomatiques appelés « concordats ».[17] Avant 1989, le Saint-Siège a surtout passé des concordats avec les nations européennes et sud-américaines. Le contrôle exercé par le Vatican est particulièrement visible dans les nations où ces concordats existent depuis longtemps, par exemple en Allemagne où un concordat avait été signé entre Pie XII et Hitler. Aujourd’hui, le Vatican désire plus que jamais établir des accords civils avec les autres nations. De 1950 à 1999, 128 concordats ont été passés entre Rome et différents états. Au cours des neuf dernières années, 43 concordats ont été signés entre le Saint-Siège et les autres nations. Même les nations du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique concluent des accords juridiques avec Rome. D’autre part, l’Église catholique romaine exerce une grande influence sur le droit national et international, surtout dans les nations où elle a pour ambassadeurs des nonces apostoliques. Aujourd’hui, le Vatican entretient des relations diplomatiques avec 179 pays et y possède des ambassades. Là, le pouvoir civil et politique est soumis au contrôle spirituel de l’Église catholique, et devient l’instrument par lequel le pape réalise ses aspirations et atteint ses objectifs. Ainsi, s’il est vrai que l’iniquité des papes ne se montre plus au grand jour, elle reste sinistrement présente en tant que pouvoir civil légal.

Conclusion

Quand il goûte l’amour de Dieu, à qui il donne le titre intime de « Père », le croyant véritable a la conviction profonde d’être personnellement aimé en tant qu’enfant de Dieu. Comme on est loin de cette relation-là avec la loi officielle de l’Église catholique, qui impose une soumission des facultés humaines les plus hautes, c’est-à-dire de l’intelligence et de la volonté, non au Père céleste, mais à un prétendu « Saint-Père » à Rome. Cette loi officielle exige « non pas un assentiment de foi, mais une soumission religieuse de l’intelligence et de la volonté à une doctrine que le Pontife Suprême ou le Collège des Évêques énonce en matière de foi ou de mœurs… »[18] Le Seigneur Jésus-Christ nous commande : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée. »[19] Vous ne pouvez pas servir deux maîtres : or le commandement du Seigneur contredit celui du Pontife. Vous ne pouvez pas placer sur un pied d’égalité deux maîtres incompatibles entre eux, et qui exigent l’un et l’autre une entière allégeance.  Il faut choisir. Vous devez donc décider lequel des deux est votre Seigneur ! Nous l’avons vu également, le Seigneur Jésus-Christ a ordonné : « N’appelez personne sur la terre votre Père, car vous avez un seul Père, qui est au ciel. »[20] Votre Père céleste est digne d’être adoré, et un vrai chrétien réservera le titre de « Père saint » à Dieu seul. Pourtant, l’Église romaine veut qu’on appelle son pape le « Saint-Père ». Alors priez pour que dans sa grâce le Seigneur Dieu mette fin à l’aveuglement qui retient les catholiques dans un système qui installe le pape à la place du Seigneur Jésus-Christ ! Ne présumons pas de la grâce de Dieu, mais prions instamment qu’elle nous soit accordée, jusqu’à ce que nous voyions l’exaucement de nos prières. Les apôtres Pierre et Jean nous disent : « Vous savez que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache. » « Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. »[21] La Bible proclame clairement que le salut est l’œuvre de Christ, de Christ seul : « Il a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts. »[22] Il y va de la gloire du Seigneur, de l’Évangile, et de ses promesses ! « C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant. »[23]


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[1] L’agence de presse « Zénith » appelle normalement le Pape « le Saint Père ». Pour la plupart des catholiques, le titre « Saint Père » désigne habituellement le Pape.

[2] Jean 17.11. Le Seigneur Jésus-Christ réserve le titre de « Père saint » exclusivement à Dieu son Père.

[3] Voir le site Internet officiel du Vatican : http://w2.vatican.va/content/vatican/fr.html

[4] Richard P. McBrien, Lives of the Popes : The Pontiffs from St. Peter to John Paul II, [La vie des papes : les Pontifes de St Pierre à Jean-Paul II] Éd. Harper, San Francisco, 2000) Ch. 1, p. 25.

[5] Le titre de « Pontifex Maximus » attribué à l’empereur romain signifiait qu’il était le « pontifex » ou prêtre suprême de la Rome antique.

[6] Voir www.badnewsaboutchristianity.com/ad0_emperors.htm

[7] Le Saint-Esprit n’aurait sûrement pas omis de mentionner un événement aussi significatif et essentiel. Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul salue de nombreuses personnes de l’église de Rome, mais Pierre n’en fait pas partie. Ce même apôtre Paul, qui se trouvait à Rome sous le règne de l’Empereur Néron, ne fait mention de Pierre dans aucune de ses lettres adressées à diverses églises ou à Timothée, quoiqu’il nomme de nombreux chrétiens qui avaient séjourné à Rome en même temps que lui.

[8] LeRoy Edwin Froom, The Historical Development of Prophetic Interpretation, Éd. Review & Herald Publishing Association, 1950, Vol. 1, pp. 507-508.

[9] Voir http://www.answers.com/topic/Pope-vitalian

[10] Une copie de ce faux document se trouve dans l’ouvrage de Wylie, The History of Protestantism, Vol.1 Livre 1, Ch. 3, p.11.

[11] Philip Schaff, History of the Christian Church, Hendrickson, 1885, Vol 4, pp. 250-253.

[12] Voir l’ouvrage de William Webster,The Church of Rome at the Bar of History, pp. 63-71 (Éd. Banner of Truth, 1996) ; Peter de Rosa, Vicars of Christ : the Dark Side of the Papacy, pp. 208-209, Crown Publishers, 1988.; Hans Küng, The Catholic Church: a Short History, p. 60.

[13] Mc Brien, pp. 150-151.

[14] McBrien, pp. 435, 157-159 ; voir aussi DeRosa, pp. 211-215.

[15] Henry Denzinger, The Sources of catholic Dogma St. Louis, MO: Éd. B. Herder Book Co., 1957), #469

[16] Une documentation détaillée concernant ces tortures et ces condamnations au bûcher sous l’Inquisition se trouve dans la vidéo intitulée « l’Inquisition » à l’adresse https://www.youtube.com/watch?v=Rx8PdvOELvY  (Version avec sous-titres français : https://www.youtube.com/watch?v=tFniD2cDAlo  )  Voir aussi l’article « The Systematic Murder of Believers : The Untold History of the Inquisition » à l’adresse http://bereanbeacon.ovh

[17] Un concordat est un contrat international qui lie légalement la nation concernée au Vatican. Un concordat établit aussi des droits, comme celui de définir les doctrines, d’éduquer les catholiques romains quant aux principes et à la pratique de leur foi. Cette éducation affecte tous les aspects de leur vie, y compris dans le domaine économique (selon des principes socialistes). Le Vatican négocie des lois au sujet des biens ecclésiaux. Ces questions légales donnent lieu à une entente entre le Vatican et la nation concernée, laquelle est codifiée dans des lois civiles.

[18] Code de Droit canonique catholique, Canon 752

[19] Matthieu 22.37

[20] Matthieu 23.9

[21] 1 Pierre 18-19 et 1 Jean 2.2

[22] Hébreux 1.3

[23] Hébreux 12.28-29.